- Thèse

Titre

Pratique de la gynécologie obstétrique au sein d'une population de 74 médecins généralistes

Auteur

Thèse soutenue le 22 mai 2006 par Agnès ALARD-COEDEL

Faculté

Poitiers (86)

Résumé

Objectif : Les médecins généralistes sont en première ligne pour la prévention , le dépistage, et le soin des patients. Leur pratique de la gynécologie obstétrique s inscrit dans cette démarche. Le but de notre étude est de faire l état des lieux de cette pratique et de déterminer les facteurs pouvant l influencer.
Méthodes : Analyse prospective de la pratique de la gynécologie obstétrique de 74 médecins généralistes de la Réunion, entre Février et Décembre 2005. Etude descriptive et analytique des pratiques pour l examen clinique gynécologique, le dépistage des cancers, la contraception, la ménopause, le suivi de la grossesse et de ses pathologies courantes. Evaluation de l influence de certains facteurs sur la pratique tels que le sexe du médecin, le lieu d installation, l ancienneté d installation, l organisation du travail.
Résultats : Dans notre population de médecins généralistes, le FCV est pratiqué dans 79,7% des cas et 15% le renouvellent à 3 ans. La pilule OP est prescrite par tous les médecins. Le suivi clinique d une patiente sous contraception OP se fait environ tous les 6 mois et le suivi biologique en moyenne tous les 17 mois. 38% de l échantillon posent des DIU et 27% posent des implants sous-cutanés contraceptifs. Le suivi sénologique est assuré par 94,6% des médecins ; il débute dans 66% des cas avant 50 ans et les mammographies de dépistage se répètent tous les 2 ans dans 76% des cas. 2/3 des médecins suivent plus de 10 grossesses par an et 68,5% de l échantillon assure ce suivi jusqu au 8ème mois et plus. 57% des médecins ont réalisé des accouchements. 97% des médecins font une recherche de diabète gestationnel systématique ; 29,7% n assurent plus le suivi de la patiente à la découverte de cette pathologie. 98,6% des médecins recherchent une HTA gravidique. Les médecins hommes ont réalisé plus d accouchements que leurs consoeurs. L’ancienneté d’installation influence le nombre d’accouchements réalisés (p=0,001) et la pose de DIU (p=0,01). Les médecins femmes consultent plus sur rendez-vous pour la gynécologie obstétrique (p=0,04). La prise de rendez-vous favorise la réalisation des FCV (p=0,04).
Conclusion : Dans notre étude, les médecins généralistes centrent la pratique de la gynécologie obstétrique sur la prévention, le dépistage et les soins primaires. Ils coordonnent le suivi des patientes et, en définissant les limites de leur pratique, sollicitent leurs collègues spécialistes lorsque celles-ci sont dépassées notamment pour les grossesses pathologiques et pour la réalisation des gestes médicaux spécifiques à la gynécologie. Certains facteurs comme le sexe du médecin, son ancienneté d’installation, son organisation de travail influent aussi sur les comportements de travail. Dans le système de soins actuel, le médecin généraliste reste un véritable médecin traitant en gynécologie obstétrique.

Mots clés
Pratique de la gynécologie obstétrique - Médecin généraliste - Facteurs d’influence