Le Collège des Généralistes Enseignants et Maîtres de Stage du Poitou Charentes
et le Département de Médecine Générale - Université de Poitiers
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Titre

Freins et motivations à propos de la vaccination anti-pneumococcique chez l'enfant de moins de deux ans, à partir d'une enquête qualitative réalisée auprès de médecins généralistes.

Auteur

Thèse soutenue le 26 Juin 2006 par Thierry DROUINEAU

Faculté

Poitiers (86)

Résumé

Le vaccin anti-pneumococcique Prévenar© a obtenu un remboursement par l'assurance maladie pour une majorité de nourrissons depuis décembre 2002. Constatant lors de mes études une différence de pratique concernant cette vaccination, alors qu'il s'agit d'un vaccin fortement recommandé par la communauté scientifique, j'ai souhaité évaluer les freins et les motivations des médecins généralistes à la réalisation de ce vaccin. Il s'agit d'une étude qualitative réalisée à l'aide d'un entretien semi directif, de février à juin 2005, auprès de 11 médecins de la région nantaise exerçant en milieu rural, semi rural et urbain. Les réponses obtenues ont témoigné de différences significatives dans la pratique de ce vaccin. La gravité potentielle des infections pneumococciques, l'opportunité grâce aux vaccinations, de suivre régulièrement les nourrissons, le remboursement récent du Prévenar©, ont été les principales motivations retenues par cette enquête. Au contraire, le manque d'information des médecins, le traumatisme vécu avec l'hépatite B, la complexité croissante du calendrier vaccinal représentent les principaux freins pour la réalisation du vaccin anti-pneumococcique. Ces différences d'attitude des médecins, même si elles sont souvent justifiables, ne doivent pas perdurer. Une harmonisation des pratiques vaccinales paraît indispensable. Il n'est pas concevable que le programme de vaccination d'un enfant dépende du médecin généraliste consulté. Ceci est contraire à l'objectif de prévention collective que représentent les vaccinations. L'information des médecins généralistes doit être améliorée et adaptée à leur exercice. Par ailleurs, il faut sensibiliser d'avantage les étudiants en médecine à la culture de Santé Publique. En outre, l'acceptation des vaccins serait sans aucun doute meilleure si leur réalisation technique était simplifiée, notamment par le développement des vaccins combinés.

Mots clés

Médecine générale - Nourrissons - Vaccinations - Pneumocoque - Entretiens semi dirigés - Santé Publique

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