Le Collège des Généralistes Enseignants et Maîtres de Stage du Poitou Charentes
et le Département de Médecine Générale - Université de Poitiers
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Titre

L’utilisation des dispositifs intra-utérins en médecine générale : étude d’une population de 130 patientes dans un cabinet de médecine générale de la Vienne

Auteur

Thèse soutenue le 6 janvier 2012 par Estelle MORON épouse MILLET-BARBÉ

Faculté

Poitiers (86)

Résumé

Actuellement en France malgré une bonne couverture contraceptive, le nombre d’IVG ne diminue pas. Dans la majorité des cas la survenue d’une grossesse non désirée est liée à un défaut ou un oubli de contraception, surtout chez les femmes de moins de 35 ans.

L’IGAS préconise afin de réduire leur nombre de promouvoir le DIU. Or il est sous utilisé dans la tranche d’âge concernée par les IVG.

La contraception est un motif fréquent de consultation auprès des médecins généralistes qui prescrivent en majorité des pilules contraceptives alors que la prescription des DIU revient en majorité aux gynécologues.

Objectif : Evaluer tolérance, efficacité, complications et taux de continuation en fonction du profil des patientes et du type de DIU dans une population de femmes en médecine générale.

Méthode : Etude rétrospective observationnelle dans un cabinet de médecine générale d’une population de patientes ayant bénéficié de la pose d’un DIU.

Résultats : 130 patientes ont été incluses. 19% ont été perdues de vue. Le taux d’effets indésirables était de 42%, principalement des métrorragies et/ou des douleurs pelviennes. Le taux de continuation était de 77%. Le taux retrait pour effet indésirable était de 18%. Le taux de retrait pour complication était de 3,7%. Les taux de perforations et d’infections pelviennes et d’échec étaient de 1,9%.

Il n’y a aucune différence significative en fonction du profil utilisatrice usuelle ou non et le taux d’effets secondaires, de complications, d’échec et de continuation.

Conclusion : L’utilisation du DIU en médecine générale est efficace et bien toléré. Le taux de continuation est supérieur aux autres moyens de contraception réversibles que ce soit chez la nullipare ou chez la femme jeune. Les taux d’échecs et de complications ne sont pas supérieurs dans notre étude nous encourageant à développer l’utilisation de cette méthode en médecine générale.

Mots clés

Contraception – Dispositifs intra-utérins -  Nullipare – Age


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