Le Collège des Généralistes Enseignants et Maîtres de Stage du Poitou Charentes
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Titre

Tolérance des antirétroviraux chez les patients âgés de plus de 50 ans infectés par le VIH à propos d'une étude transversale réalisée sur 150 patients suivis à l'hôpital de jour de maladies infectieuses du CHU de Poitiers

Auteur

Thèse soutenue le 4 décembre 2007 par Séverine GOUGEON

Faculté

Poitiers (86)

Résumé

L'arrivée des trithérapies est à l'origine du vieillissement progressif de la population infectée par le VIH. Notre étude transversale, réalisée de mai à décembre 2006 sur les patients séropositifs suivis à l'hôpital de jour de maladies infectieuses du CHU de Poitiers, avait pour objectif l'analyse de la tolérance des antirétroviraux chez les patients âgés de plus de 50 ans.
Résultats : Sur les 150 patients inclus traités par antirétroviraux, 54 avaient plus de 50 ans. Ces patients plus âgés étaient majoritairement d'origine européenne (93%) et avaient été contaminés plus fréquemment par rapports homosexuels (35%) ou hétérosexuels (35%). Les comportements addictifs étaient moindres dans ce groupe d'âge (15 vs 35% ; p=0,038). Ils présentaient davantage de comorbidités cardiovasculaires (40 vs 8% ; p<0,001) et endocrino-métaboliques (54 vs 20% ;p<0.001), de polymédications (76 vs 47% p=0,006), de stades SIDA (43 vs 24% p=0,02), et d'insuffisance rénale (11 vs 1% p=0,009) ; ces différents facteurs faisant craindre une moins bonne tolérance médicamenteuse.
Discussion : Si les patients de plus de 50 ans toléraient moins bien leur traitement antirétroviral sur le plan biologique (41 vs 24% ; p=0,04), l'âge ne constituait pas un facteur de risque de mauvaise tolérance clinique et leur observance médicamenteuse était meilleure (21% de mauvaise observance vs 39% ; p=0,02); ces résultats traduisant une meilleure capacité d'adaptation de ce groupe d'âge aux pathologies chroniques. Bien que défavorisés par les modifications liées au vieillissement, la réponse immunovirologique était comparable entre les deux groupes d'âge.
Conclusion : Il ressort de notre étude que pour améliorer la tolérance des antirétroviraux chez les patients plus âgés, nous pourrions proposer une prise en charge pluridisciplinaire de ces patients afin de mieux cadrer le problème des comorbidités et de limiter la polymédication avant l'instauration d'un traitement antirétroviral.

Mots clés

infection à VIH, tolérance médicamenteuse, antirétroviraux, patients âgés


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